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mardi 28 janvier 2020
onward*
Le croirez-vous ? La compilation de la Bonne Humeur fête ses dix ans ! :-)
Et ça y est, l'édition 2020 est enfin disponible à télécharger ici jusqu'au lundi 3 février.
Je l'ai intitulée Onward*, en référence à Elizabeth Gilbert et son optimisme sans faille ; que l'on puisse se le répéter comme un mantra quand on est dans le creux de la vague... Belle année 2020 !
...
Can you believe it ? The 'Happy Playlist' is already ten years young ! :-)
And here is 2020's at last ; you can download here until February 3rd.
I named it Onward*, as a reference to the writer Elizabeth Gilbert and her unfailing optimism ; may we repeat this as a mantra when we feel down... Have a beautiful year 2020 !
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lundi 1 janvier 2018
We got life {happy 2018 !} : la compilation
...et comme chaque année, célébrons la nouvelle en musique ! :-) /// La compil' mp3 est téléchargeable via ce lien jusqu'au 15 janvier 2018 (il vous faut utiliser un logiciel type Winrar, Winzip, etc pour décompresser le fichier) Enjoy !
///
...and as always, let's begin the new year with a bang with some music ! :-) ! You can download my New Year's playlist here (the link works until January 15th) and unzip it with Winrar or Winzip, etc... enjoy !
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dimanche 1 janvier 2017
Love & Let Live {happy 2017 !} : la compilation
...et comme chaque année, célébrons la nouvelle en musique ! :-) /// La compil' mp3 est téléchargeable via ce lien jusqu'au 9 janvier 2017 (il vous faut utiliser un logiciel type Winrar, Winzip, etc pour décompresser le fichier) Enjoy !
///
...and as always, let's begin the new year with a bang with some music ! :-) ! You can download my New Year's playlist here (the link works until January 9th) and unzip it with Winrar or Winzip, etc... enjoy !
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lundi 7 novembre 2016
Paris, humeur du moment
Ce derniers jours j'ai découvert les beaux tissages et teintures végétales de WHOLE, la "folk astrale" de L I D W I N E,
fabriqué une piñata licorne pour l'anniversaire de Diona, joué des mots chouettes au Scrabble avec ma grand-mère,
admiré le liquidambar de son jardin se parer de son habit d'automne, déniché un endroit sympa pour boire du matcha,
et trouvé une fleur rouge sur mon chemin... l'automne à Paris a du bon ! :-)
fabriqué une piñata licorne pour l'anniversaire de Diona, joué des mots chouettes au Scrabble avec ma grand-mère,
admiré le liquidambar de son jardin se parer de son habit d'automne, déniché un endroit sympa pour boire du matcha,
et trouvé une fleur rouge sur mon chemin... l'automne à Paris a du bon ! :-)
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Pays/territoire :
Paris, France
lundi 13 juin 2016
Hell yeah la culture ! {Avril & Mai 2016}
Édition n°3 (et 4 !) de ma résolution culturelle 2016 ! :-)
(Presque mi-juin, si je repousse davantage, à ce rythme ce sont des bilans timestriels que je vais faire ! :-S Pour voir les épisodes précédents, c'est par ici...)
Au mois d'avril, je n'ai quasiment visité que des expositions de photo (on se refait pas !) : j'ai souri devant les portraits de Seydou Keita au Grand Palais, empreints de joie et véhiculant le beau message I ka nye tan (tu es beau tel que tu es),
j'ai circulé d'un univers photographique à l'autre au 104,
j'ai été émue par les multiples visages de la Chine de Patrick Zachmann (So long, China @ MEP) tout en humilité et respect,
j'ai été surprise par la double identité visuelle de Christine Spengler (L'opéra du monde @ MEP), qui nous emmène dans ses souvenirs de photoreporter aussi bien que dans ses souvenirs d'enfance, avec un détour par son autel personnel peuplé d'ex-voto kitsch et colorés, où il n'est pas rare de trouver des titres tels que Le Christ aux piments et La Vierge aux poivrons, parmi un hommage à Marguerite Duras ou Maria Callas. J'ai été touchée par son hommage à son frère perdu et sa tentative de saisir le vide qu'il a laissé dans un cliché intitulé L'absence d'Eric dans le jardin de Mulhouse.
Je suis restée un brin perplexe devant les femmes ligotées d'Araki au Musée Guimet, j'ai été davantage touchée par d'autres séries en noir et blanc présentant un Japon intime et décalé.
Je n'ai pas non plus été particulièrement sensible à l'exposition Groupe Mobile mais lui suit reconnaissante de m'avoir faire découvrir la Villa Vassilieff et surtout, redécouvrir le charmant chemin du Montparnasse.
Au cinéma, j'ai beaucoup ri avec Maggie's plan de Rebecca Miller avec une Greta Gewig plus Greta Gewigesque que jamais, ainsi qu'avec l'indispensable Merci patron ! de François Ruffin qui parvient à nous faire rire alors que franchement c'était mal parti pour...
J'entame aussi un rattrapage de films que j'ai manqués en salle grâce à ma nouvelle amie la médiathèque de Paris (il était franchement temps que je m'inscrive !) ; j'ai commencé par L'épreuve d'Erik Poppe qui soulève de nombreuses questions sans réponses mais m'a beaucoup touchée. j'ai voulu continuer dans ma lancée Juliette Binoche avec Sils Maria d'Olivier Assayas mais je l'ai trouvé d'un ennui mortel !
En avril, j'ai aussi découvert Nantes, la rue Crémieux, le jardin Atlantique et l'arboretum du Breuil.
J'ai participé avec joie au challenge photo du magazine FLOW #FlowFleurs2016 sur instagram. :-)
Puis, j'ai également eu la chance de faire partie des heureux invités de La Blogothèque au concert d'ALA.NI
au château de Fontainebleau et ma foi ce fut grandiose !!
(à voir par ici si le lien ci-dessous ne fonctionne pas !)
...
Dans un tout autre registre, j'ai lu Batailles en bord de mer, Les défis de la protection du littoral de Christian Desplats qui a oeuvré pendant vingt auprès du Conservatoire du Littoral pour la sauvegarde des territoires de la Provence et la Côte d'Azur. Les négociations sont presque contées comme des épisodes d'enquêtes policières !, agrémentées d'anecdotes et d'informations historiques, c'est passionnant !
...
J'ai vu l'exposition Paul Klee au Centre Pompidou, j'ai découvet le Musée Jean-Jacques Henner et j'ai assisté à la première présentation de l'installation de mon amie Deneth conscaré aux émigrés tamouls en France à l'occasion d'une conférence passionnante sur le même sujet à l'iNALCO.
Pour poursuivre dans ma série de rattrapages, j'ai vu The Fall de Tarsem Singh, dont l'univers onirique et la narration fantastique n'ont pas suffi à gagner mon coeur, Poetry de Lee Chang-Dong, qui tente d'approcher un sujet sordide avec douceur et poésie... pas la plus aisée des tâches. Puis Synecdoche, New York, une fable complexe sur l'expérience humaine, sombre et tortueuse, délirante et fabuleuse, comme, il me semble, tout ce que signe Charlie Kaufman. Enfin, j'ai vu le bijou somptueux qu'est le Blancanieves de Pablo Berger et à l'image de ce chef-d'oeuvre muet, je reste sans voix et vous laisse apprécier vous-même :
En Mai, j'ai aussi découvert l'existence des jardins des Mûrs à Pêches de Montreuil et la rue des Thermopyles dans le 14e...
Et aussi, motivée par de nouvelles envies de voyages, j'ai débuté une initiation au portugais ! :-)
See you soon pour le bilan culturel de juin !
(Presque mi-juin, si je repousse davantage, à ce rythme ce sont des bilans timestriels que je vais faire ! :-S Pour voir les épisodes précédents, c'est par ici...)
Au mois d'avril, je n'ai quasiment visité que des expositions de photo (on se refait pas !) : j'ai souri devant les portraits de Seydou Keita au Grand Palais, empreints de joie et véhiculant le beau message I ka nye tan (tu es beau tel que tu es),
j'ai circulé d'un univers photographique à l'autre au 104,
j'ai été émue par les multiples visages de la Chine de Patrick Zachmann (So long, China @ MEP) tout en humilité et respect,
j'ai été surprise par la double identité visuelle de Christine Spengler (L'opéra du monde @ MEP), qui nous emmène dans ses souvenirs de photoreporter aussi bien que dans ses souvenirs d'enfance, avec un détour par son autel personnel peuplé d'ex-voto kitsch et colorés, où il n'est pas rare de trouver des titres tels que Le Christ aux piments et La Vierge aux poivrons, parmi un hommage à Marguerite Duras ou Maria Callas. J'ai été touchée par son hommage à son frère perdu et sa tentative de saisir le vide qu'il a laissé dans un cliché intitulé L'absence d'Eric dans le jardin de Mulhouse.
Je suis restée un brin perplexe devant les femmes ligotées d'Araki au Musée Guimet, j'ai été davantage touchée par d'autres séries en noir et blanc présentant un Japon intime et décalé.
Je n'ai pas non plus été particulièrement sensible à l'exposition Groupe Mobile mais lui suit reconnaissante de m'avoir faire découvrir la Villa Vassilieff et surtout, redécouvrir le charmant chemin du Montparnasse.
J'ai lu La vie en mieux d'Anna Gavalda et c'était agréable à lire (comme du Anna Gavalda : on passe un bon moment mais il reste assez peu de ce moment fugace, c'est difficile à saisir et à se remémorer vraiment après lecture, je trouve) ; la première histoire évoque les personnages si attachants de son plus grand succès (mérité) Ensemble, c'est tout mais n'est pas aussi touchante. j'ai surtout beaucoup ri car la protagoniste à les mêmes nom et prénom qu'une amie ! :-D Je me suis davantage attachée au personnage de la seconde histoire.
Mais c'est surtout Les gens dans l'enveloppe d'Isabelle Monnin que j'ai adoré découvrir pour la poésie et la beauté du langage de sa première partie, un roman inspiré par des photos d'une famille inconnue trouvées par l'auteur, et la beauté nue de l'enquête ensuite entreprise pour retrouver les personnes photographiées, relatée dans la seconde partie, de la rencontre des "vrais" personnages. J'ai été profondément touchée, d'autant plus qu'il s'agissait d'un sujet qui me passionne déjà !
Le livre est également accompagné de chansons inspirées du projet, composées par Alex Beaupin, et en partie chantées avec les vrais personnages des photos retrouvés.
Le livre est également accompagné de chansons inspirées du projet, composées par Alex Beaupin, et en partie chantées avec les vrais personnages des photos retrouvés.
-
Jamais je n’aurais pensé que ma vie intéresserait
quelqu’un. Quel est l’intérêt de raconter ça ?
-
Je crois que toute vie vaut la peine d’être
racontée, chaque vie est un témoignage de toutes les autres. On racontera une
époque, une terre, un petit monde. On racontera la vie des gens dont on ne
parle jamais. Elle vaut autant que celles dont on parle – autant et aussi peu.
(Il
y a là un gouffre, je ne m’y penche pas, je ne surplombe pas, j’y descends.)
(Je
n’ose pas vous dire, Michel, que votre vie est intéressante, comme celle d’un
nourrisson de six jours, d’une sœur morte trop tôt ou d’un vieillard disparu
trop tard, elle est universelle et singulière, elle est par essence
bouleversante, que je crois à ça dur comme fer, que c’est même la seule chose
en laquelle je crois.)
Au cinéma, j'ai beaucoup ri avec Maggie's plan de Rebecca Miller avec une Greta Gewig plus Greta Gewigesque que jamais, ainsi qu'avec l'indispensable Merci patron ! de François Ruffin qui parvient à nous faire rire alors que franchement c'était mal parti pour...
J'entame aussi un rattrapage de films que j'ai manqués en salle grâce à ma nouvelle amie la médiathèque de Paris (il était franchement temps que je m'inscrive !) ; j'ai commencé par L'épreuve d'Erik Poppe qui soulève de nombreuses questions sans réponses mais m'a beaucoup touchée. j'ai voulu continuer dans ma lancée Juliette Binoche avec Sils Maria d'Olivier Assayas mais je l'ai trouvé d'un ennui mortel !
En avril, j'ai aussi découvert Nantes, la rue Crémieux, le jardin Atlantique et l'arboretum du Breuil.
J'ai participé avec joie au challenge photo du magazine FLOW #FlowFleurs2016 sur instagram. :-)
Bref, avril c'était plutôt chouette, mais ça manquait de musique ! Heureusement, je me suis rattrapée en mai où j'ai eu le bonheur de voir Leyla McCalla au Café de la Danse et j'ai tellement aimé que je n'écoute quasiment plus que ça depuis un mois !
Puis, j'ai également eu la chance de faire partie des heureux invités de La Blogothèque au concert d'ALA.NI
au château de Fontainebleau et ma foi ce fut grandiose !!
(à voir par ici si le lien ci-dessous ne fonctionne pas !)
...
J'ai lu D'après une histoire vraie de Delphine de Vigan et l'ai trouvé brillamment mené ! Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre et j'ai été très agréablement surprise par ce thriller presque/un peu/pas du tout autobiographique qui joue avec les genres et brouille les pistes. L'écriture est simple et pourtant l'histoire est tout en tension, grandissante au fil des pages. La construction du roman et sa structure en trois parties (Séduction/Dépression/Trahison) renforce la clarté du propos. J'ai été prise par le récit et intriguée par celui qui l'a inspiré, à savoir "Rien ne s'oppose à la nuit", livre (vraiment autobiographique, celui-ci) précédent de l'auteur. Sur ma liste de lecture de juin ! ;-)
J'ai également lu Not that kind of girl, l'autobiographie de la jeune réalisatrice Lena Dunham, féministe revendiquée dont, bien que j'apprécie le travail, je n'ai pas partucilièrement accroché au style littéraire (il faut dire que la traduction française n'y fait vraiment pas honneur) choisi pour conter ses tribulations, quoique certaines anecdotes m'aient amusée : "Je me suis mise à traduire des poèmes écrits dans des
langues que je ne parle pas. Un exercice surréaliste censé nourrir mon
inspiration mais qui m’évite surtout de remuer des pensées obstinées et
importunes."
Dans un tout autre registre, j'ai lu Batailles en bord de mer, Les défis de la protection du littoral de Christian Desplats qui a oeuvré pendant vingt auprès du Conservatoire du Littoral pour la sauvegarde des territoires de la Provence et la Côte d'Azur. Les négociations sont presque contées comme des épisodes d'enquêtes policières !, agrémentées d'anecdotes et d'informations historiques, c'est passionnant !
Enfin, et surtout, j'ai eu l'honneur de lire en avant-première le roman graphique de mon amie Kei, Bananatown, inspiré par l'arrivée de sa famille en France depuis Hong Kong et c'est tellement chouette ! J'ai tellement hâte qu'il soit publié pour pouvoir le partager autour de moi ! D'ici là, vous pouvez en voir un aperçu sur son blog et ce week-end à Paris au Café chérie où elle exposera quelques planches de son projet en compagnie du collectif Jaune Cochon.
Du coup, prise d'une soudaine envie de relire de la BD, j'ai lu Les Equinoxes de Cyril Pedrosa, Juliette de Camille Jourdy et American Born Chinese de Gene Luen Yang.
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J'ai vu l'exposition Paul Klee au Centre Pompidou, j'ai découvet le Musée Jean-Jacques Henner et j'ai assisté à la première présentation de l'installation de mon amie Deneth conscaré aux émigrés tamouls en France à l'occasion d'une conférence passionnante sur le même sujet à l'iNALCO.
Pour poursuivre dans ma série de rattrapages, j'ai vu The Fall de Tarsem Singh, dont l'univers onirique et la narration fantastique n'ont pas suffi à gagner mon coeur, Poetry de Lee Chang-Dong, qui tente d'approcher un sujet sordide avec douceur et poésie... pas la plus aisée des tâches. Puis Synecdoche, New York, une fable complexe sur l'expérience humaine, sombre et tortueuse, délirante et fabuleuse, comme, il me semble, tout ce que signe Charlie Kaufman. Enfin, j'ai vu le bijou somptueux qu'est le Blancanieves de Pablo Berger et à l'image de ce chef-d'oeuvre muet, je reste sans voix et vous laisse apprécier vous-même :
En Mai, j'ai aussi découvert l'existence des jardins des Mûrs à Pêches de Montreuil et la rue des Thermopyles dans le 14e...
Et aussi, motivée par de nouvelles envies de voyages, j'ai débuté une initiation au portugais ! :-)
See you soon pour le bilan culturel de juin !
jeudi 14 avril 2016
Hell yeah la culture ! {Mars 2016}
Édition n°2 de ma résolution culturelle 2016 ! :-)
(Déjà mi-avril, il était temps !)
En mars, je me suis humblement cultivée...
Au Centre Pompidou, j'ai vu l'exposition consacrée à Anselm Kiefer...
J'avais un très vif souvenir de ses oeuvres découvertes à Londres en 2004 et m'y rendait donc avec enthousiasme mais cette fois-ci je n'y ai pas été du tout réceptive...
Tout y était guerre, violence et désolation quand j'avais davantage envie de joie et d'optimisme (oui, je fais une bien piètre critique d'art : je fais la pluie et le beau temps en fonction de mes humeurs...et clairement, ce jour là, je n'étais pas d'humeur pour Kiefer :-S) c'est pourquoi j'ai souri en découvrant les oeuvres de Gérard Fromanger à l'étage inférieur du musée. Son travail est très daté mais l'omniprésence des couleurs et ses titres poétiques m'ont rendu l'artiste immédiatement très sympathique.
J'ai enfin vu Mon Roi et j'ai aimé le fond, la forme, la complexité des personnages...
Avec chaque nouveau film Maïwenn apporte décidemment une touche unique et personnelle au cinéma français,
que je trouve souvent peu audacieux.
J'ai vu Noos de Justine Berthillot & Frédéri Vernier dans le cadre du Festival (des)illusions au Théâtre Sylvia Monfort.
Un duo caoutchouc tout en force et en équilibre, une sorte de ballet d'accrobranche humain, dansé avec humour et dérision, porté à bout de bras avec poésie et gravité.
C'est avec pas mal d'appréhensions que j'ai lu mon premier livre de Sylvain Tesson, le recueil de nouvelles S'abandonner à vivre. J'ai entendu parler pour la première fois de cet écrivain voyageur il y a quelques années en lisant un article sur le slow movement dans lequel Sylvain Tesson était présenté comme l'une des figures de proue du slow travel.
Intriguée, j'ai donc cherché à me renseigner à son sujet et suis tombée sur la page wikipédia qui lui est consacrée... et, hum, bref, autant dire que son passé radiophonique m'a laissée plutôt perplexe : de toutes les ondes hertziennes, pourquoi avoir choisi celles de Radio Courtoisie pour animer une chronique consacrée au voyage ?!!
Je n'ai pas trouvé la réponse dans cet ouvrage, mais disons qu'il m'a peu incitée à en lire davantage : personnages antipathiques et caricaturaux se succèdent, qui rendraient pour peu aussi misanthrope ou cynique que l'auteur...
Pourquoi voyager si ce n'est que pour véhiculer des clichés ?
Nous qui partagions pourtant une idée similaire de la marche à pied...
"Le principe de la thermodynamique s’appliquait-il à la promenade ? « Si le frottement mécanique de deux corps
produit de la chaleur, la marche doit nécessairement faire jaillir les idées », pensait Jack."
J'ai aussi lu Le mur invisible de Marlen Haushofer, un roman tel que jamais je n'en avais lu auparavant dans lequel la narratrice, dernière survivante à un événement surnaturel réfugiée au coeur de la forêt, fait le récit de sa solitude alors
que sa vie continue malgré tout, contrainte, sans espoir.
Une sorte d'annonce de fin du monde qui se ferait sans les cataclysmes d'une violence inouïe des blockbusters à scénario catastrophe, mais plus lentement, presque paisiblement, où la nature reprendrait tout simplement peu à peu ses droits
face aux traces de l'existence humaine.
J'y ai retrouvé les mêmes sentiments de saisissante angoisse et d'émerveillement tout à la fois que j'avais pu ressentir en voyant Melancholia de Lars Von Trier ou encore l'évocation tout en délicatesse d'une guerre ignoble qui se joue derrière les feuillages qui entourent la maison des adolescents de How I live now.
Un livre étrange et dérangeant, tant il est inhabituel et poétique à la fois. Âmes sensibles s'accrocher.
"Les orties continueront à pousser, même si je les arrache cent fois, et elles me survivront. Elles ont tellement plus de temps que moi. Un jour, je ne serai plus là et plus personne ne fauchera le pré, alors le sous-bois gagnera du terrain puis la forêt s’avancera jusqu’au mur en reconquérant le sol que l’homme lui avait volé. Quand mes pensées s’embrouillent, c’est comme si la forêt avait commencé à allonger en moi ses racines pour penser avec mon cerveau ses vieilles et éternelles pensées.
Et la forêt ne veut pas que les hommes reviennent."
"[...] Je plains les animaux et les hommes parce qu’ils sont jetés dans la vie sans l’avoir voulu.
Mais ce sont les hommes qui sont sans doute le plus à plaindre, parce qu’ils possèdent juste assez de raison pour lutter contre le cours naturel des choses. Cela les a rendus méchants, désespérés et bien peu dignes d’être aimés.
Et pourtant il leur aurait été possible de vivre autrement.
Il n’existe pas de sentiment plus raisonnable que l’amour, qui rend la vie plus supportable à celui qui aime et à celui qui est aimé. Mais il aurait fallu reconnaître que c’était notre seule possibilité, l’unique espoir d’une vie meilleure."
Pour continuer dans l'étrangeté, je me suis retrouvée avec un livre d'Antonio Moresco entre les mains donc l'ambiance n'était pas si éloignée de celui de Marlen Haushofer...
La petite lumière est une fable mystérieuse narrée par un homme vivant isolé dans la nature au rythme des mouvements sismiques de la Terre et à la régularité d'une lueur qu'il aperçoit quotidiennement au loin, une petite lumière qui s'allume chaque soir là où personne n'est censé vivre. Présence extra-terrestre ou fantôme, fantasme ou lumière bien réelle,
on ne le sait toujours pas bien une fois la dernière page de ce roman énigmatique achevée...
Une chose est sûre, le jaune soleil de la couverture du livre d'Antonio Moresco m'a donné plus que jamais des envies
de printemps, et par chance, celui-ci se décide timidement à fleurir peu à peu mon jardin...
...pour le plus grand bonheur des premiers bourdons de la saison !
(Déjà mi-avril, il était temps !)
En mars, je me suis humblement cultivée...
Au Centre Pompidou, j'ai vu l'exposition consacrée à Anselm Kiefer...
J'avais un très vif souvenir de ses oeuvres découvertes à Londres en 2004 et m'y rendait donc avec enthousiasme mais cette fois-ci je n'y ai pas été du tout réceptive...
Tout y était guerre, violence et désolation quand j'avais davantage envie de joie et d'optimisme (oui, je fais une bien piètre critique d'art : je fais la pluie et le beau temps en fonction de mes humeurs...et clairement, ce jour là, je n'étais pas d'humeur pour Kiefer :-S) c'est pourquoi j'ai souri en découvrant les oeuvres de Gérard Fromanger à l'étage inférieur du musée. Son travail est très daté mais l'omniprésence des couleurs et ses titres poétiques m'ont rendu l'artiste immédiatement très sympathique.
![]() |
| Gérard Fromanger @ Centre Pompidou |
J'ai enfin vu Mon Roi et j'ai aimé le fond, la forme, la complexité des personnages...
Avec chaque nouveau film Maïwenn apporte décidemment une touche unique et personnelle au cinéma français,
que je trouve souvent peu audacieux.
| Emmanuelle Bercot, saisissante dans Mon Roi |
J'ai vu Noos de Justine Berthillot & Frédéri Vernier dans le cadre du Festival (des)illusions au Théâtre Sylvia Monfort.
Un duo caoutchouc tout en force et en équilibre, une sorte de ballet d'accrobranche humain, dansé avec humour et dérision, porté à bout de bras avec poésie et gravité.
C'est avec pas mal d'appréhensions que j'ai lu mon premier livre de Sylvain Tesson, le recueil de nouvelles S'abandonner à vivre. J'ai entendu parler pour la première fois de cet écrivain voyageur il y a quelques années en lisant un article sur le slow movement dans lequel Sylvain Tesson était présenté comme l'une des figures de proue du slow travel.
Intriguée, j'ai donc cherché à me renseigner à son sujet et suis tombée sur la page wikipédia qui lui est consacrée... et, hum, bref, autant dire que son passé radiophonique m'a laissée plutôt perplexe : de toutes les ondes hertziennes, pourquoi avoir choisi celles de Radio Courtoisie pour animer une chronique consacrée au voyage ?!!
Je n'ai pas trouvé la réponse dans cet ouvrage, mais disons qu'il m'a peu incitée à en lire davantage : personnages antipathiques et caricaturaux se succèdent, qui rendraient pour peu aussi misanthrope ou cynique que l'auteur...
Pourquoi voyager si ce n'est que pour véhiculer des clichés ?
Nous qui partagions pourtant une idée similaire de la marche à pied...
"Le principe de la thermodynamique s’appliquait-il à la promenade ? « Si le frottement mécanique de deux corps
produit de la chaleur, la marche doit nécessairement faire jaillir les idées », pensait Jack."
J'ai aussi lu Le mur invisible de Marlen Haushofer, un roman tel que jamais je n'en avais lu auparavant dans lequel la narratrice, dernière survivante à un événement surnaturel réfugiée au coeur de la forêt, fait le récit de sa solitude alors
que sa vie continue malgré tout, contrainte, sans espoir.
Une sorte d'annonce de fin du monde qui se ferait sans les cataclysmes d'une violence inouïe des blockbusters à scénario catastrophe, mais plus lentement, presque paisiblement, où la nature reprendrait tout simplement peu à peu ses droits
face aux traces de l'existence humaine.
J'y ai retrouvé les mêmes sentiments de saisissante angoisse et d'émerveillement tout à la fois que j'avais pu ressentir en voyant Melancholia de Lars Von Trier ou encore l'évocation tout en délicatesse d'une guerre ignoble qui se joue derrière les feuillages qui entourent la maison des adolescents de How I live now.
| Kirsten Dunst en Ophelia dans Melancholia de Lars VonTrier |
Un livre étrange et dérangeant, tant il est inhabituel et poétique à la fois. Âmes sensibles s'accrocher.
"Les orties continueront à pousser, même si je les arrache cent fois, et elles me survivront. Elles ont tellement plus de temps que moi. Un jour, je ne serai plus là et plus personne ne fauchera le pré, alors le sous-bois gagnera du terrain puis la forêt s’avancera jusqu’au mur en reconquérant le sol que l’homme lui avait volé. Quand mes pensées s’embrouillent, c’est comme si la forêt avait commencé à allonger en moi ses racines pour penser avec mon cerveau ses vieilles et éternelles pensées.
Et la forêt ne veut pas que les hommes reviennent."
| Saoirse Ronan dans How I live now |
"[...] Je plains les animaux et les hommes parce qu’ils sont jetés dans la vie sans l’avoir voulu.
Mais ce sont les hommes qui sont sans doute le plus à plaindre, parce qu’ils possèdent juste assez de raison pour lutter contre le cours naturel des choses. Cela les a rendus méchants, désespérés et bien peu dignes d’être aimés.
Et pourtant il leur aurait été possible de vivre autrement.
Il n’existe pas de sentiment plus raisonnable que l’amour, qui rend la vie plus supportable à celui qui aime et à celui qui est aimé. Mais il aurait fallu reconnaître que c’était notre seule possibilité, l’unique espoir d’une vie meilleure."
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| How I live now |
Pour continuer dans l'étrangeté, je me suis retrouvée avec un livre d'Antonio Moresco entre les mains donc l'ambiance n'était pas si éloignée de celui de Marlen Haushofer...
La petite lumière est une fable mystérieuse narrée par un homme vivant isolé dans la nature au rythme des mouvements sismiques de la Terre et à la régularité d'une lueur qu'il aperçoit quotidiennement au loin, une petite lumière qui s'allume chaque soir là où personne n'est censé vivre. Présence extra-terrestre ou fantôme, fantasme ou lumière bien réelle,
on ne le sait toujours pas bien une fois la dernière page de ce roman énigmatique achevée...
Une chose est sûre, le jaune soleil de la couverture du livre d'Antonio Moresco m'a donné plus que jamais des envies
de printemps, et par chance, celui-ci se décide timidement à fleurir peu à peu mon jardin...
...pour le plus grand bonheur des premiers bourdons de la saison !
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